Les clips de la semaine : Lonepsi, TESSÆ, Ojos, Terrenoire, WEYES BLOOD…

extrait du clip de LUIS CLAVIS

La sélection des clips de la semaine va à l’essentiel avec de la danse, des souvenirs d’enfance, de l’espoir, des frites (parce que faut pas déconner) mais aussi pas mal de synthés et une virée en caisse… Vous êtes prêts ? Vraoum !

Lonepsi – Je ne sais pas danser

Lonepsi ne sait peut-être danser mais il sait chanter, composer, faire du piano et on en passe. Le jeune rappeur francilien revient avec un nouveau projet qui va venir hanter toutes vos nuits. Il sort 7 titres comme les 7 merveilles musicales qu’il a produit seul de A à Z. De doux morceaux pleins de poésie et de mélancolie dont on retrouve l’univers dans le clip de Je ne sais pas danser. Coincé dans cette magnifique bicoque de campagne pleine de charme, il ne semble pas comment s’y prendre aux côtés de danseuses et femmes aguerries mais, ça lui réussit plutôt bien côté inspi’. Le track 5 de son EP, Averse, est à écouter seulement en temps de pluie, son EP Toutes les nuits du monde est à écouter de jour comme de nuit.

Luis Clavis – La force des choses 

Au début du clip, Luis Clavis est focus sur ses petits plaisirs solitaires, à savoir : un match (de foot?) et des frites au ketchup. On aperçoit clairement une salle, deux ambiances ; derrière-lui, les corps commencent à se toucher et à se découvrir (on vous parle évidemment d’un temps où la proximité des corps n’était pas encore un enjeu). Luis Clavis qui se la jouait autocentré au début du morceau finit par se faire entrainer dans la vibe du bar de Mexico par La force des choses. En tout cas, une chose est sûre, ce clip réalisé par Ged fait grimper la température même quand « le bonheur a les pieds froids. » L’artiste montréalais fait le Job avec son nouvel EP éclairé l’Homme Objet.

TESSÆ Bling

Loin d’être Bling, la jeune marseillaise nous embarque dans son ascension folle au succès. Dans son nouveau clip, TESSÆ dézingue toute la superficialité qui peut aller de pair avec la notoriété et le succès, dans un décor de jeu d’arcade en mode rollercoaster. Son texte est rempli de références, de monuments comme Stendhal à la précurseuse du rap français Diam’s en passant par le film Nightcall avec Jake Gyllenhaal. On vous en avait parlé ici et , la chanteuse est bien déterminée à se faire une place dans le rap game et ça ne va surement pas tarder car elle est « dingue dingue». Si ça vous intéresse, la rappeuse propose des prods personnalisées sur TikTok. Le principe ? Partir d’une histoire d’un abonné et improviser dans le style de son artiste préféré : bien joué.

EDGE – Obsolète

Vous l’avez peut-être déjà repéré lors de son passage sur Planète Rap aux côtés de Lord Esperanza, ce rappeur de l’est parisien arrive en force avec son premier morceau Obsolète accompagné d’un clip signé Ojoz. « L’aube se lève» pour celui qui est habitué à suivre Jazzy Bazz et son band en concert. On lui découvre un flow déconcertant et un phrasé maitrisé. Edge n’a rien d’obsolète au contraire, il est en avant sur son temps. Son premier projet produit par Johnny Ola verra le jour en automne.

Terrenoire – Ça va aller 

Ce clip vidéo, c’est comme si les frangins stéphanois se disaient à eux-mêmes étant petits que « Ça va aller, ça vaut le coup ».  Leur morceau teinté d’instrus trap, de voix, de piano et d’une lichette d’auto-tune vient nous réconforter comme avec une main posée sur l’épaule. Les images d’archives de films de leur enfance se mélangent à leur carnet de bord d’aujourd’hui. Terrenoire nous rappelle que quoi qu’il arrive on grandit, on évolue et que tout va finir par bien se passer « c‘est peut-être la chanson la plus ouverte, la plus naïve qu’on ait jamais écrite», confie le duo. On prendra un aller-retour direction le Black Paradiso car on est bel et bien ému par leur incroyable éPOPée verte.

Ojos – Huracán 

Ouvrez bien les Ojos ! Le duo, anciennement Holy Two (dont on vous parlait ici) nous dévoile le premier single annonciateur d’un tout nouveau projet aux tonalités franco-hispanique. Ecrit et produit pendant le confinement, le morceau évoque l’incapacité à ressentir des sentiments comme un huracán qui viendrait tout renverser sur son passage. Le clip représente des moments figés dans le vide, où les deux protagonistes semblent isolés de tout, mais certainement pas de la création. A l’image de Las capsulas, leurs reprises des pontes de la chanson française en espagnol, pendant le confinement. En bref, on a hâte de voir la suite.

Meryem Aboulouafa Deeply

A l’occasion de la sortie de son premier album Meryem sur le label Animal63 (Myth Syzer, The Blaze), la chanteuse marocaine nous dévoile le fabuleux clip de Deeply. Après celui de Breath of Roma qui nous racontait l’histoire de deux frères en pleine forêt fourni en images poétiques… Cette fois-ci, on la retrouve dans un décor immaculé, délicat et épuré mettant en scène la complexité de l’âme humaine. On se laisse volonté aller à l’écoute des histoires bercés par les mélodies épurés de l’artiste méditerranéenne à la voix enivrante. Son premier album vient de sortir et est disponible ici.

Vive l’Itance – On monte la marée

Vive l’Itance provient de la contraction entre la France et l’Italie, soit les deux pays d’origines de « Edo » et d’Alexia. L’Italie, c’est leur lieu de rencontre, la France, leur lieu de retrouvailles. Fille d’une famille d’ostréiculteurs, Alexia organise depuis des années « Le Chaland Musical », une série de concerts sur la mer avec la joyeuse bande d’artistes-musiciens à l’instar des trublions Macadam Crocodile ou encore Poudre noir. Ce clip tourné au Cap Ferret nous fait bêtement sourire de par sa spontanéité, sa bonne-humeur communicative, les paysages du sud-ouest mais aussi par l’amour de la musique, des amis et de la vie ! Si vous adhérez au projet, ils sortent un EP en juin sur le label de Tony Allen.

DAYMARK – Bloom (Radiohead cover)

Ce duo de producteur composé de Ed Rig qui a signé plusieurs BO de long métrage (notamment ceux de Pascal Laugier) et de Gabriel Kadiri (moitié de CORPS & side project HAELIUM signé sur Nowadays) avait fait une version confinée de leur morceau Reaching, pour fêter les 1 an. Aujourd’hui, il propose une deuxième reprise, cette fois-ci rendant hommage au mythiques groupe de rock Radiohead avec une version de Bloom qui leur est propre, beaucoup plus planante, post pop ample & organique. Vous pouvez apprécier confortablement installé sur votre canapé, cette cover riche en synthétiseurs. Après avoir sorti 2 EP, les deux loustics nous préparent un 3e opus rempli de belles collabs avec notamment Ojos, dont on vous parlait plus haut.

WEYES BLOOD – Wild Time

La reine du folk revient en force avec le clip de Wild Time tourné en 16mn, réalisé par ses soins, et extrait de son disque Titanic Rising paru il y a un an tout pile. Il s’agit d’une véritable communion avec la nature : « Cette chanson parle de la nostalgie de la nature sauvage et de Mère Nature en cette période de chaos. Elle s’adresse aux personnes sensibles qui s’inquiètent du sort de l’humanité et se sentent impuissantes à faire quoi que ce soit pour y remédier » se livre la chanteuse. Et pour faire durer le plaisir, on vous recommande son morceau Andromeda qui faisait partie de la fabuleuses sélection des 20 slows choisis par LESNEU. Avis aux amateurs, on peut d’ores et déjà vous annoncer que son nouvel album est prévu pour 2021.

Retrouvez nos sélections précédentes ici.

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