Les clips de la semaine, plus addictifs que la clope

Capture d’écran du clip de Sorry, « Cigarette Packet »

Avec Sorry, La Femme, Mustang ou encore Victor Solf, on vous a préparé une sélection de clips de la semaine bien plus addictive que la fumée d’une cigarette. Et bien plus saine pour vos poumons.

Sorry – Cigarette Packet

Depuis ses premières mixtapes dévoilées sur Youtube en 2017 et 2018, le duo Sorry fait partie de ces petites pépites addictives provenant de chez nos meilleurs ennemis d’outre-Manche. Rien d’étonnant, donc, à voir Louis O’Bryen et Asha Lorenz chanter leur amour de la nicotine dans Cigarette Packet, capsule de pop expérimentale aux paroles aux allures de mantra et semblant sortir tout droit d’une bande-originale de Skins, au dessus d’un clip qui les voit se griller quelques blondes entre copains. Plutôt que de noircir vos poumons, écoutez-vous leur album 925, sorti il y a un an : c’est bien plus sain.

Terrier – Rue Des Pervenches

Qui n’a pas connu les matchs de football du dimanche après-midi dans le stade communal ? Ses odeurs de merguez, de bière chaude et de sueur, ses tacles assassins et sa bonne humeur générale ? Nostalgique de cette période qui a rythmé son enfance, Terrier lui dédie son dernier single Rue des Pervenches, dans lequel le Landeronnais d’origine, bien caché dans l’ombre, joue devant un petit film diffusant balades à vélos et séquences de l’équipe locale. Parfait pour accompagner cette cold-pop aux synthétiseurs rêveurs et à la basse ronde comme un ballon, appuyant la voix un peu pâteuse de l’ancien enfant terrible de cette petite ville de Vendée

Mustang – Fils de Machin

On est tous déjà tombé par hasard sur une de ces petites pastilles télévisuelles présentant dans les grandes lignes un projet musical souvent “parrainé” par la chaîne en question, diffusées entre deux programmes. Des pastilles que s’amuse à pasticher Mustang dans le clip génial de Fils De Machin, réalisé par Alex Pilot. Un banal clip de live, en apparence, mais qui s’avère déborder d’anecdotes plus ou moins réelles sur le trio clermontois, qui sort son quatrième album Memento Mori ce vendredi. De leur autoroute favorite à leur signe astrologique chinois en passant par leurs galères de tournée en Russie, vous saurez tout – même ce qu’il ne faut pas savoir – sur le groupe de post-hillbillycore revisité avec une touche asiatique. 

Joseph Schiano Di Lombo – When Puppies Dream

Les végétaux ont eu leur disque d’ambient avec Plantasia, composé par Mort Garson dans les années 1970 et sorti en 2019. Jaloux, les canidés domestiques ont fait appel à Joseph Schiano Di Lombo pour que le  multi-instrumentiste français leur compose l’onirique – tout autant que son illustration mouvante confectionnée par Jonathan McCabe – When Puppies Dream. Avec quelques nappes de synthétiseurs douces comme les poils d’un samoyède, sur lesquelles viennent se poser de subtiles notes de piano, on n’a plus envie que d’une chose : adopter un chien pour lui faire écouter la dernière création de la recrue du chenil Cracki Records – et quelques caresses, bien évidemment. 

Victor Solf – How Did We ?

Comment la (magnifique) Mercedes accidentée par Victor Solf dans son précédent clip I Don’t Fit s’est elle retrouvée au milieu d’une mer d’huile ? Cette question, le natif de Dusseldorf, qui renaît définitivement de ses cendres après la fin des regrettés Her, se la pose aussi. En featuring avec le Canadien ZéFire, il délivre une leçon de groove magistrale, à la basse slappée et accrocheuse. Il ne manque plus que l’œil averti et les caméras à grain rétro du collectif Liswaya pour – encore une fois – apporter un clip à l’élégance aussi pure que ses couleurs. Victor apporte ainsi sa solution pour échapper aux mesures sanitaires : “garer” sa voiture en périphérie des eaux territoriales françaises afin de ne plus avoir à respecter les ordres du gouvernement. 

La Femme – Le Sang de Mon Prochain

Après nous avoir emmené dans les jardins fantasmés de Séville, La Femme s’amuse à revisiter le mythe de Dracula, façon mégalopole moderne sous une pluie de comètes couleur rouge sang, dans son dernier clip. Clip, ou plutôt (très) court métrage à (très) gros budget, tant les images façonnées par Ilan Zerrouki – sa deuxième collaboration avec le groupe pionnier après son travail sur Sphynx – font de cette romance riche en hémoglobine le film de vampires que Twillight rêve d’être. Il sublime un morceau initialement composé en 2012, sonnant de ce fait comme une chute de Psycho Tropical Berlin, mais au potentiel hautement addictif. On espère que Paradigmes le sera tout autant. 

Mykki Blanco – Free Ride

Sous un air entêtant de refrain façon gospel, Mykki Blanco nous offre un clip intimiste au sein duquel il se livre sur sa vision rêvée de la vie de famille, déstructurée mais débordant d’amour, avec repas de mariage autour d’un barbecue. Une mise en images somptueuse, réalisée par Hannah Rosselin en partie en plan-séquence, qui met du baume au cœur à peine une journée après le nouveau coup de massue gouvernemental. Cinq ans après son dernier album, le californien semble bien plus apaisé dans sa musique, son rap alternatif se remplissant de lumière. De bonne augure pour celui qui vient de signer chez Transgressive Records

Crusz – Okay Boomerz

Elle a été utilisée par la jeune députée Néo-Zélandaise Chloé Swarbrick, par Alexandria Ocasio-Cortez et par McFly et Carlito – les youtubeurs préférés d’Emmanuel Macron en ayant même fait une chanson. “Okay Boomer” a été l’expression qui a marqué la fin de l’année 2019. Une expression que Crusz, pilier de la french touch, s’amuse à ressusciter à toutes les sauces dans un petit banger décomplexé au clip – monté par Kevin Deviercy – débordant de memes et de rushs de Shutterstock. Sans oublier un sous-texte quelque peu politique – car “okay boomer” est une expression politique : la planète que vont nous laisser les boomerz en guise de cadeau de départ est quand même un peu décevante. 

Jazzy Bazz, EDGE, Esso Luxueux – Non-Stop

Et si le projet hip-hop de ce début d’année 2021 était le Private Club, fruit de la fusion entre les parisiens Jazzy Bazz, Edge et Esso Luxueux ? Sur une prod ciselée par wavyvaye, le trio débite des flows dont le tranchant n’a d’égal que la nonchalance. Une ambiance vintage et enfumée capturée par Walone Stuff dans un clip où les néons des sexshops de Pigalle et des clubs s’entremêlent avec les lumières tamisées des chambres d’hôtel et le cristal des verres de whisky on the rocks. Le Private Club ouvre ses portes le 23 avril, mais on va commencer à faire la queue devant dès maintenant.  

Iñigo Montoya – Train Fou

Tout comme la bande-dessinée “un ticket pour le kiff” d’Adrien Yueng,  le dernier morceau d’Iñigo Montoya a pour destination le kiff pur et intense. Avec son clip collaboratif et en format portrait – de quoi faire criser certains utilisateurs de PC – réalisé par le collectif Zeugl, le Train Fou du duo est un trip mi-mélancolique, mi-décalé, mais cent pour cent synthétiseurs planants et guitares lancinantes, de quoi revenir à leurs origines musicales. Arrivée prévue en gare d’Inigmaxi02 – leur double single – pour ce vendredi 19 mars 2021. 

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Jules Vandale

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