La partie de Cache-Cache des clips de la semaine

Avec Romance, Hoorsees, Bergmann ou bien encore Evann McIntosh, les clips de la semaine sont parfaits pour accompagner une partie de cache-cache.

Hoorsees – Hurts

Leur premier album déjà sold-out, le quatuor parisien Hoorsees peut enfin goûter à la célébrité. Et pour eux, la célébrité, c’est quelque chose de très simple : pouvoir manger de la salade d’accueil de chez Buffalo Grill à l’oeil, faire quelques tours en Dacia Sandero, porter des lunettes de sport noires et jouer leur indie rock mélan-cool-ique dans une petite banlieue pavillonnaire sans emmerder les voisins. Tout ce que montre le clip de Hurts, capté par Lucas Martin. Il n’y a pas à dire, le rock est vraiment le genre musical qui rapporte le plus de tunes.

Romance – Cache Cache

On a tous déjà entendu quelqu’un dire “ouais, de toute façon le rock en Français c’est nul”. La réponse à apporter à ce genre de personne est bien évidemment : FAUX. Et pour leur démontrer une fois pour toutes, voici Cache Cache, tout premier morceau de Romance, qui annonce l’EP Paris-Prague pour le 28 mai. Tourné sous la forme d’un concert dans le Chair de Poule, institution bien connue des fêtards du côté d’Oberkampf par les caméras de Lise Lunel, le clip de Cache Cache montre ce à quoi on peut s’attendre avec cette formation garage-rock flamboyante

Bergmann – Love Potion

Dans ces temps où la perle rare devient presque plus difficile à trouver que l’astate – élément le plus rare de la croûte terrestre –, on devrait presque s’attendre à trouver des dealers de sentiments à chaque coin de rue. C’est en tout cas la situation qu’imagine Bergmann dans Love Potion, clip qu’elle réalise elle-même. Avec ses sonorités électro-pop lascives et son esthétique entre le kitsch et le film de gangsters, elle se mue en Tony Montana des philtres d’amour. C’est combien le gramme ?

Re:Lapse – F

Né dans la mélancolie des jeunes de classe moyenne de l’Angleterre dans les années 1990, le shoegaze a trouvé au Japon une terre d’accueil qui n’a eu de cesse d’abreuver les amateurs de ce courant basé sur un flot ininterrompu de guitares saturées. Re:Lapse est le dernier né de cette formidable scène du Pays du Soleil Levant. Dans F, les images kaléidoscopiques se mélangent à ce vortex instrumental, au-dessus duquel plane une voix étouffée, presque transparente. La légende raconte que si vous mettez cette vidéo à vitesse 0,25, vous arrêtez littéralement le temps.  

Denys & the Roses – Isaac Way

Tout aussi kaléidoscopique que le clip précédent mais accompagnant une musique bien plus précautionneuse, parcimonieuse, la dernière pépite de Denys & The Roses se nomme Isaac Ways. Alors qu’une guitare très légèrement saturée dessine de fines inflexions folk, la voix pensive de Rosa Rocca-Serra nous immerge dans un univers intimiste à souhait. Ce que viennent souligner agréablement les images de nature en noir et blanc filmées par Juliette Liautaud. Une preuve de plus que la beauté se cache aussi, et surtout, dans la simplicité. 

François Ier – Marathon

Après avoir dessiné un accouchement pour illustrer son Prélude, François Ier revient avec un autre clip profond pour illustrer sa délicate musique ambiante aux accents new-wave. Marathon nous conte l’histoire de Harry Cordellos, athlète aveugle qui arrivera au bout de la Dipsea Race, l’une des premières courses en pleine nature des États-Unis. Un clip qui témoigne de l’attrait de François Ier pour les archives, lui qui est allé chercher ces images dans un court-métrage documentaire sorti en 1980 et réalisé par Robert Charlton, Survival Run. Un mariage réussi qui apporte une mélancolie pleine d’espoir.

Hélène Barbier – La Peur

Il faudra penser un jour à remercier Montréal – et le Québec – pour les choses extraordinaires qu’il nous a offertes. Et surtout sa scène rock francophone en pleine effervescence – Corridor, je vous aime. On peut par exemple compter sur Hélène Barbier, qui revient avec La Peur, single de pop bruitiste aux guitares tortueuses, deux ans après Have You Met Elliot ?. Clippé par Olivia Faye Lathuillière, il dégage une ambiance légèrement glauque mais qui colle très bien avec la rythmique anxiogène du morceau. Faire de la corde à sauter dans un bâtiment en ruine, c’est ça la peur.

 Evann McIntosh – Nobody Else

Malgré la solitude, Evann McIntosh ne semble pas s’ennuyer dans l’immense manoir qui sert de décor au clip de Nobody Else, réalisé par Loris Russier. Nobody Else semble même être une invitation à lae rejoindre, étant une ode à la quête de  la pièce manquante du puzzle. Toujours dans un registre oscillant entre R’n’B, soul et pop, avec ces guitares mutées qui sonnent très funk et ce beat décompressant, Evann McIntosh s’impose comme une des promesses du mouvement bedroom pop. Et iel n’a que dix-sept ans. 

Someone – Strange World 

Ce dont on a envie le samedi matin après une soirée agitée, c’est d’un peu de finesse, de calme, de volupté. Tout ce dont offre Strange World, dernier single de Someone et sa folk sous légères perfusions psychédéliques, ornée de violons qui donnent envie de regarder les nuages sous sa couette. Réalisée par David Spearing, sa mise en images montre la jeune néerlandaise dans un monde pas si étrange que ça, une maison à la décoration vintage  – dans laquelle elle n’a pourtant pas l’air de se sentir à sa place. 

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Jules Vandale

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