6 méthodes pour arrêter le temps selon CASTASTROPHE

Crédit : Antoine Henault

GONG! c’est le bruit du temps qui court, qui court… Ok on arrête là, la blague potache pour vous parler plutôt du nouvel album & comédie musicale du groupe à géométrie variable CATASTROPHE.

Avec GONG!, le nouvel album de la bande chérie de Bertrand Burgalat (signée sur son label Tricatel), Catastrophe nous pose une question simple mais qui résonne d’autant plus avec notre époque frénétique : comment arrêter le temps ?

Pour y répondre, ces 6 larrons qui ne font jamais comme personne, ont décidé de mettre au point un super show (présenté récemment au Centquatre et qui va tourner dans toute la France Inch Allah) mêlant musique, danses et textes, chaque discipline dialoguant « avec l’air du temps ».

Dans ce show collectif, chaque voix s’exprime et enfile une émotion différente : Pierre: la foi, Arthur: le rire, Bastien: la colère, Blandine: l’inquiétude, Carol: le regard et Pablo:l’ennui. On en ressort trempé de sueur et certain(e) d’une seule chose : éveiller les consciences n’est pas incompatible avec une bonne grosse teuf en couleur !

Alors en attendant de les voir en live (voir les dates de leur tournée), chacun des membres a accepté de nous donner sa méthode bien personnelle pour ARRETER LE TEMPS (et si vous voulez la nôtre : déroulez le thread de notre compte insta).

Quelles sont les méthodes de CATASTROPHE pour arrêter le temps ?

Pierre (La foi) :
Ma méthode pour arrêter le temps : fermer les volets, m’allonger sur le parquet de mon salon et écouter 911, un morceau d’Ichon que j’aime beaucoup. Il y a cette phrase : « dans un coquillage, des cendres » que j’aime bien.

Arthur (Le rire) :
Ma méthode se pratique à plusieurs et entre personnes très consentantes. Le plus dur et le plus long dans cette méthode est qu’il faut profondément aimer les gens avec qui on la pratique : personne n’a envie d’arrêter le temps entouré de cons.

Bref, une fois que vous êtes bien, en confiance et que vous pouvez tout faire ou presque, dites tout ce qui vous passe par la tête : un souvenir, une anecdote, une vérité ou pas.

Vous allez sentir la conversation migrer, des regards s’interroger, des visages et des corps s’oublier, et si tout se passe bien, vous allez rire, rire mais pas ricaner, de bon coeur. Au bout d’un moment et d’une certaine quantité de salive, vous allez vous réveiller au croisement de deux rues, sans aucune idée d’où vous êtes et du temps qui vient de s’écouler. Vous avez dû arrêter le temps en chemin sans vous en rendre compte.

Bastien (La colère) :
Ma méthode pour arrêter le temps en 4 étapes.
– Première étape : Télécharger un logiciel gratuit du nom de Paul’s Stretch.
– Deuxième étape : Importer un son à l’intérieur.
– Troisième étape : Se mettre en mode HyperStretch et étirer le son sur plusieurs jours , plusieurs semaines, des années ou alors des centaines de milliers d’années (perso j’ai jamais essayé de faire un rendu aussi long) avec ce mode vous pouvez étirer un son jusqu’à 10^18x sa valeur d’origine.
– Quatrième étape : écouter le résultat (ndlr : voici un petit exemple).

Blandine (L’inquiétude) :
Oubliez votre portable dans la salle de bain. Mettez vous tout nus. Si vous êtes pudiques, avisez. Prenez un livre. Celui qui compte. Celui de l’enfance. Suivez la trace du désir. Commencez à la page 4. Faites confiance. Faites bien ce que vous voulez. Regardez ailleurs. Regardez là, suivez mon doigt. Quelqu’un vous accompagne. Dehors, personne ne vous presse. Dedans, une voix chuchote à votre oreille. Suivez-là. Le monde sera là à votre retour. Décollez.

Carol (Le regard) :
Pour moi, la magie – pas le concept un peu flou et niais, mais l’illusionnisme – est un outil assez idéal pour arrêter le temps. Elle permet, en une étincelle furtive, en une disparition, en une coïncidence improbable, de balafrer légèrement la ligne continue du temps, comme une micro-fissure dans le réel. Tant que la science ne découvrira pas une manière viable de figer l’instant, c’est pour moi la magie qui se chargera d’approcher au mieux la sensation qu’un tel paradoxe pourrait procurer. C’est pour moi comme un court-circuit, qui mènerait directement à une partie du cerveau qui a envie de croire, et qui, un instant, s’oublie.

Pablo (L’ennui) :
Jouer avec Catastrophe ! Tout seul, le temps est trop fort pour moi.

Quelques mois avant sa sortie, CATASTROPHE nous dévoilait la genèse de Solastalgie, titre phare extrait du disque GONG! : vous pouvez retrouver notre article ici et la vidéo là.

Découvrez l’album GONG! de Catastrophe en ligne.

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Abigail Ainouz

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