[POP GREEN] La transition électrique, une vraie fausse bonne idée ?

L’électrique c’est propre, c’est vert, ça ne fait pas de fumée noire qui pue, ça respecte l’environnement et nos poumons, à bas le pétrole…

Alors oui le pétrole c’est sale mais l’électricité n’est propre qu’en façade. Au cas où vous n’étiez pas déjà au courant, si l’utilisation de l’électricité nous donne l’impression que celle-ci ne pollue pas, l’envers du décor n’est pas si rose, enfin… pas si vert.

On vous explique pourquoi :

« Mais on peut respirer sereinement en passant derrière une voiture électrique »

Alors oui mais ce que vous ne voyez pas c’est que, si on remonte la chaîne, on trouve deux sources monstrueuses de pollution :

  • Pour produire cette voiture il faut des composants spéciaux comme pour tout objet électrique (cf notre article sur la pollution numérique).
    Ces composants sont des métaux rares qu’on extrait de la terre en creusant des mines. Encore deux problèmes ici (oui c’est tentaculaire) : les mines détruisent les paysages de pays comme la Mongolie, le Congo ou le Kazakhstan. Mais les usines de raffinage qui leurs sont accolées contaminent les sols, l’air et les eaux des zones minières. Des populations entières sont atteintes du cancer. Et oui, parce que les métaux rares ne sont utilisables que purifiés par des produits chimiques extrêmement toxiques dont les résidus sont, bien évidemment, déversés dans la nature, sinon c’est pas marrant.
    En plus de ça, ces pratiques ne sont acceptées que dans des pays comme la Chine qui n’ont pour objectif que le développement économique et sont peu regardants sur le reste… Donc les autres pays vont être fatalement dépendants de la Chine à ce niveau là.
  • Une transition vers l’énergie électrique suppose une consommation d’électricité qui va crescendo. Et le problème n’est pas l’utilisation mais la production de l’électricité.
    Celle-ci est produite par la combustion de fioul, de gaz, ou de charbon, ce qui relâche des microparticules que nous respirons sans même en avoir conscience. En France l’électricité est surtout produite par des centrales nucléaires, qui, en plus d’être un vrai danger pour les populations, pose le problème des déchets radioactifs dont on ne sait pas quoi faire à ce jour. Quand on utilise le charbon, comme en Allemagne, ça rejette du CO2, pareil pour le gaz… Et les barrages alors? Ils détruisent l’écosystème des vallées en les noyant tout simplement. Super !

Quelles conclusions tirer de tout ça ?

Finalement, on délocalise la pollution du lieu d’utilisation au lieu de création de l’énergie extra corporelle. Donc vu qu’on est dans un pays développé, on a l’impression d’être tranquilles, sauf qu’on vit sur la même planète : tout le monde va morfler.

En plus, le marché de l’électrique va grossir, les pays en voie de développement vont dans le sens de ceux qui sont déjà développés. Tout le monde va vouloir sa petite voiture électrique, va faire charger son casque sans fil et là ça se gâte vraiment.

Et l’électricité propre alors ?

Alors à ce sujet il faut noter que ce sont les mêmes composants qui sont utilisés pour produire panneaux solaires et éoliennes, censés être une alternative « propre » à la production d’électricité… On est dans une impasse.

Et sinon, si on essaye d’être positif ça donne quoi ?

Franchement là on a beau être optimiste et sourire à la vie, on a pas de quoi se réjouir.
On peut progresser sur l’autonomie des batteries, on peut essayer de trouver des matériaux moins énergivores, on peut lutter contre l’obsolescence programmée, mais ça reste moindre par rapport à l’étendue des dégâts…
Le recyclage de ces matériaux pourrait être encouragé, ce serait déjà un bon début parce qu’à ce jour seul 1% des matériaux électriques est recyclé. Et vous savez pourquoi ? Parce que ça coûte trop cher à recycler, évidemment !

Gardez le smile peut-être qu’on sera mort avant de voir le résultat !

LOUISE G.

 

En poursuivant votre navigation, vous autorisez l'utilisation de cookies pour vous permettre une meilleure expérience et réaliser des statistiques de visite. En savoir plus