Underscope, le projet multiplateformes au chevet de la scène électronique

Anetha, la star de la techno française qui vient de faire signer son label Mama told ya chez Underscope

Underscope se donne comme mission de recenser, éditer, distribuer mais aussi d’offrir une visibilité aux acteurs de la scène électronique… pour qu’ils puissent vivre de leurs créations musicales et non plus seulement du live (toujours à l’arrêt). 

Underscope est né d’un constat assez simple selon lequel : 90% du revenu des acteurs de la scène électronique provient du live. Rassemblements interdits et clubs fermés obligent, la période actuelle de crise sanitaire a fait ressortir ce problème criant.

Le but d’Underscope est donc ambitieux : éditer, distribuer, communiquer, mais aussi générer des revenus liés à la création… Des revenus qui étaient clairement passés aux oubliettes depuis une vingtaine d’années, avec le boom d’internet et du piratage qui s’en est suivi. En résumé, Underscope souhaite rendre ses lettres de noblesse aux artistes de la scène électronique.

Un projet multifonction

Fondée par Brice Coudert (directeur artistique et ancien programmateur de Concrete et Dehors Brut), Aymeric Cornille (ancien directeur général associé de Surprize) et David Bossan (directeur de la société d’édition District6), le projet multiplateforme Underscope se présente tout d’abord comme un média proposant un outil de communication majeur pour les artistes via l’éditorialisation de playlists et la curation de contenus.

Chaque semaine, Underscope partagera ainsi dans sa playlist Label Of The Week, les morceaux d’un ou plusieurs artistes d’un même label. Cette semaine, c’est le producteur JKS, signé chez Smile Sessions, qui est mis à l’honneur. A noter que le français a sorti Feelin’ EP le 8 juin dernier :

En tant que structure d’édition, Underscope souhaite également distribuer ces artistes sur les plateformes de streaming classiques (Spotify, Deezer, Apple Music…), et enfin générer des revenus liés à leur diffusion, diversifiant ainsi leurs revenus avec ceux de la scène.

Dans une interview consacrée au site spécialisé dans les musiques électroniques et émergentes Trax, Quentin Courel évoque la genèse du projet :

« Ça vient d’un post Facebook de Brice où il constatait que contrairement à l’Allemagne, la Hollande et l’Angleterre, nous en France on est assez peu structuré au niveau de la musique électronique« . 

Une cinquantaine de labels ont déjà signé avec la structure Underscope. Avant la fin de l’année, ils nous confient avoir pour objectif d’en représenter pas moins d’une centaine.

La SACEM et Underscope main dans la main

Alors que les relations entre les DJs et la SACEM étaient régies par une incompréhension mutuelle depuis le début des années 90, la reconnaissance par l’état de leur statut d’intermittence en 2015 a initié une réouverture du dialogue. La SACEM continue de montrer sa bonne volonté dans l’accompagnement et la structuration de la scène électronique, en attribuant via son action culturelle une contribution financière à Underscope, qui lui amène un vivier underground auquel elle n’a pas naturellement accès.

Underscope intervient ainsi dans un processus de légitimation (financière) d’une musique en temps normal jouée tous les week-ends aux quatre coins de l’hexagone, mais trop peu représentée dans l’écosystème moderne du streaming et des éditions. Autrement dit, il s’agit de convaincre la scène active underground de venir réclamer son dû à la grande table de la distribution numérique et des droits d’auteurs, au même titre que les autres genres musicaux.

Un peu de deepness et de chaleur en ce dimanche maussade?Lavibe, le label de Brice Coudert, sort ce mercredi un sublime…

Publiée par Underscope sur Dimanche 27 septembre 2020

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Maxime Verdeille

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