« More or less Disco » : la compilation Partyfine de votre prochain samedi soir

extrait du film « Saturday Night Fever » avec John Travolta et Karen Lynn Gorney

Dombrance, Jean Tonique, Anoraak, AZUR… sont au programme de cette cinquième compile Partyfine – label du producteur electro Yuksek ! A cette occasion, le rémois se livre à un question réponse spécial boule à facettes.

Mais c’est quoi en fait, la disco ? Avant de lire les pistes de réponse données par Yuksek – producteur rémois émérite et boss de l’écurie Partyfine, on est immédiatement tentés de citer certains des tubes les plus emblématiques du genre, comme I Feel Love de Donna Summer (dont la musique a été composée par Giorgio Moroder) ou encore September de Earth, Wind and Fire pour essayer de définir le genre. Mais qui serait vraiment capable de donner une définition exacte de ce genre musical qui a fait danser le monde entier dans les années 1970-1980 et qui a eu une influence considérable à la fois sur la pop des années 1980 et sur l’émergence d’autres genres comme la house?

Conscient de la difficulté à dessiner les contours de ce genre pourtant ultra-populaire, Partyfine, le label de notre Yuksek national a décidé de répondre à cette question en musique avec la compilation More or less Disco : treize titres, d’inspiration disco évidemment, qui nous éclairent sur ce qui fait la spécificité du style disco.

Des nouveaux dans la famille Partyfine

Dans cette compilation haute en couleurs, on retrouvera ainsi le légendaire producteur Dimitri from Paris en collaboration avec Aeroplane sur Can’t Get Enough (avec un titre pareil, c’est forcément disco) mais également le talentueux Jean Tonique sur le titre Dance et même l’exubérant Alex Rossi qu’on avait d’ailleurs rencontré et qui nous avait livré une performance live à notre dernière General Xmas Pop Party. Comme quoi, le disco est loin d’avoir disparu du paysage musical…

Découvrez la compilation en écoute sur toutes les plateformes digitales mais aussi notre quiz spécial « boule à facettes » de Yuksek, père populaire du label Partyfine…

Quel est ton premier crush disco ? 

Yuksek : Mis à part les tracks mainstream que l’on connaît tous et qu’on entend sans y faire gaffe, je m’y suis intéressé tard. Je crois que finalement, c’est la première french touch qui m’a interpelé sur ce son, à la fin des années 90, à travers la quantité de morceaux disco qu’ils ont samplé et détourné, que ce soit Daft Punk, Cassius, des trucs de Roulé et Crydamoure (nldr : deux labels fondés respectivement par Thomas Bangalter en 1995 et par Guy-Manuel de Homem-Christo en 1997) ou même Stuart Price en Angleterre.

Le premier titre disco selon toi ?

Je ne suis pas historien de la disco, c’est hyper dur à dire. Ça s’est sans doute passé lors de la transition avec la soul, qui s’énerve un peu et met un beat 4/4 et davantage de percus latines pour faire danser les gens dans des clubs. Il faut sans doute regarder les playlists des DJ du Loft et du Studio 54 ensuite pour voir quand ça part vraiment. Il y a des dizaines de blogs qui débattent là-dessus. Dans les premiers trucs qui sont sortis, j’aime bien les premiers morceaux des O’jays, Manu Dibango et aussi The Trammps. J’ai sorti un morceau (I don’t have a drum machine) avec la voix de leur batteur qui explique être le créateur du beat disco, ça se discute…

Le dernier tube de la disco ? 

Cocaine Blues de Escort. Si l’on parle disco old-school, et sinon plusieurs morceaux de The Rapture, LCD Soundsystem ou d’autres de cette scène new-yorkaise peuvent être affiliés au disco au disco-punk ou au dark-disco etc… En fait ça aussi, c’est dur à définir, c’est pour ça que j’ai appelé la compil More or less disco, c’est un genre dont les contours sont durs à matérialiser.

Celui qu’on aurait préféré ne jamais entendre ?

ABBA, si l’on considère que c’est disco, mais également la plupart des titres d’artistes connus dans les années 80 qui voulaient raccrocher les wagons. Pas mal de trucs disco allemands bien dégueus aussi… Comme dans tous les styles de musique, dès qu’on atteint le pic d’intérêt commencent à sortir tout un tas de daubes : c’est mécanique. Disons qu’après 1979, c’est moins bien.

La version made in France qui claque ? 

Martin Circus – Disco Circus

Les trois choses à jeter de la disco ?

L’imagerie « Macumba » de province, les visuels fluo et peut-être la cocaïne, qui est la drogue la plus con de l’histoire des drogues, non ?

Les trois choses à garder ?

Les percus, l’ouverture d’esprit et les lignes de basse.

Ton idole femme et homme disco ? 

Donna Summer & Larry Levan

Ton anecdote disco inavouable ? 

Elle n’est pas inavouable mais la semaine dernière je jouais à Mexico City et il y avait une énorme boule disco au-dessus du dance floor qui s’est décrochée au milieu de mon set. Il n’y a pas eu de blessé mais j’ai les images, c’est flippant.

More or Less Disco – Tracklist complète

1- Azur – Puzzle Of A Downfall Machine
2- GetARoom! feat. C.A.R. – The Other Day
3- Villa – Sween
4- Rubin Steiner – More Bongos (Yuksek Edit)
5- Birdee & French Toast – It’s Important
6- Dimitri From Paris & Aeroplane feat. Leela – Can’t Get Enough
7- Anoraak – Body Language
8- Yuksek – Rollercoaster (Claap! & Santana Remix)
9- Dombrance – Obama
10- Alex Rossi – Tutto Va Benne Quando Facciamo L’Amore (Yuksek DSKOTK Remix)
11- Jean Tonique – Dance
12- Moonlight Matters – I Never Knew
13- Polocorp feat. Adore – U are the soleil

La compile vol.5 de Partyfine More or Less Disco est disponible sur toutes les plateformes en ligne.

Vous pouvez retrouver toute l’actualité du label Partyfine sur sa page Facebook.

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