Rencontre avec Enchantée Julia, ta future chanteuse de R’n’B préférée

© Zoé Joubert

Chevelure bouclée et large sourire, Enchantée Julia porte sur son visage un R’n’B solaire. A retrouver en concert, au festival MaMA le 17 octobre au Backstage By The Mill.

Depuis 2018, Julia surfe sur la vague rétro et joue de ses influences jazz et hip hop pour se réapproprier les codes du R’n’B, et en français s’il vous plait. On l’avait découvert l’année dernière, notamment grâce à son featuring avec Prince Waly et ses clips à l’esthétique « early 2000’s », mais le meilleur reste à venir pour la jeune femme. Alors que son 4ème single, Le Salon en ft. avec Oscar Emsh, est sorti le 10 octobre, Julia nous a partagé sa chaude actualité : un EP à venir, une tournée en préparation et beaucoup d’ambition. Enchantée Julia n’aura bientôt plus besoin de se présenter.

Comment tu décrirais le style « Enchantée Julia » ?
Enchantée Julia, c’est un projet en français néo-soul futuriste, c’est un nouveau genre de R’n’B qui groove, chaleureux, avec des influences très pop – très poétiques, rien de trop barré. Je viens tout juste de terminer mon EP.

Tu revendiques des influences jazz et hip hop, quelles ont été tes révélations musicales importantes qui t’ont donné envie de faire de la musique ?
Ma première révélation c’était Claude Nougaro. C’est un mélange de chanson française et de jazz. C’était une vraie révélation pour moi, car mes parents étaient amis avec lui, et j’ai pu le voir en concert des centaines de fois. C’était un performer incroyable.

Le hip-hop m’a beaucoup influencée aussi, grâce à ma grande sœur. Elle partait aux USA l’été, elle avait une correspondante là-bas, et elle ramenait des cassettes de Hip-Hop : NAS, Aaliyah, Missy Elliot, Fugees…mais aussi de la New Soul : Erykah Badu, D’Angelo… J’écoutais tout et je rechantais tout ma chambre.

J’ai aussi été fascinée plus jeune par les grandes voix comme Maria Carey ou Whitney Houston.

Quand est-ce que tu as commencé à jouer de la musique et à composer ?
Je faisais du piano quand j’étais petite, j’avais des partitions à apprendre mais je détestais ça, c’était une contrainte, ça me rappelait les maths. Donc j’ai travaillé mon oreille, je me suis entrainée à retranscrire au piano ce que j’entendais.

J’ai toujours écouté beaucoup de musique, je chantais chez moi et reproduisais les morceaux que j’écoutais. Ensuite, je suis passée à la composition, d’abord en anglais, puis en français. J’ai eu un déclic notamment grâce à Raphaël (Terrenoire), un ami de longue date, qui m’a écrit une chanson en français, j’étais super surprise et honorée, et ça m’a donné envie de lancer mon projet, en français.

Comment est né ton projet Enchantée Julia ?
J’ai pris du temps pour monter ce projet car j’avais une idée précise de ce que je voulais, je ne voulais rien précipiter. Tout ça, c’est venu naturellement, j’ai laissé le temps faire, et la maturité aussi. Ça m’a amenée vers ce que je suis aujourd’hui, autant musicalement qu’en termes d’image, les clips et la direction artistique visuelle. J’ai eu d’autres projets avant mais c’est avec celui-ci que je me sens vraiment moi-même. Ce qui m’a énormément fait avancer aussi, c’est que j’organisais des jams pendant très longtemps à Paris, ça m’a permis de faire des rencontres.

Justement, tu as déjà fait une collaboration avec Prince Waly, et tu mentionnes souvent tes différentes rencontres. C’est important pour toi d’être entourée d’autres artistes ?
C’est pour ça que je fais de la musique, faire des feats, rencontrer des gens, partager la musique. J’ai besoin des gens pour m’aider à faire les arrangements, les productions. Je peux écrire de la musique toute seule mais les autres m’aident à tirer le projet vers le haut. Sur mon EP j’ai travaillé avec Fils Cara, Terrenoire et Oscar Emsh.

Si tu devais faire un featuring ultime ? T’as le droit de choisir qui tu veux.
Daniel Caesar. Je suis tellement fan de ce mec, je trouve ça incroyable. Son deuxième album m’a mis une claque. C’est une espèce de génie, les textes, la musique. En France, j’ai déjà pas mal réalisé mes rêves de featuring. Mais il y en a un avec qui j’aimerais faire un featuring c’est Josman. J’adore ce mec, c’est très « cainri ».

Tu seras à l’affiche du MaMA festival et des Bars en Trans, ce sont deux rendez-vous importants. Comment tu t’es préparée ? C’est quoi la suite pour toi ?
Je pars en résidence de 3 jours pour ces dates. Je suis excitée même si je me doute que ça va être une ambiance un peu particulière, avec beaucoup de professionnels. Je suis de plus en plus entourée dans mon projet, j’ai un tourneur, des RP, même si je suis impatiente que ça avance, je fais attention à bien choisir mon entourage. Mon EP sort le 15 novembre, j’aimerais faire les clips pour 2 ou 3 titres de l’EP, et ensuite une tournée, je l’espère.

Et au fait, tu peux nous révéler le nom de ton EP ?
Il s’appelle BOUCLES.

Enchantée Julia sera à l’affiche du MaMA festival le 17 octobre, des Bars en Trans, et également aux Etoiles le 28 novembre prochain.

Antoine Barbier

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