Chris Cohen sort un troisième disque merveilleux

Une voix tranquille aux inflexions proches d’Arthur Russell et des mélodies aux structures en forme de surprises réjouissantes

 Après avoir sévi dans Deerhoof, The Curtains et Cryptacize, et livré deux premières œuvres solo (Overgrown Path et As If Apart), Chris Cohen achève ici de convaincre les -possibles- indécis.
On entre dans le troisième album de Chris Cohen comme dans un temple aux couloirs mouvants. Pas tout à fait sous acide, pas tout à fait réveillé non plus, Chris Cohen emmène sur les terrains inattendus de mélodies souples, parfois léthargiques mais toujours en mouvement. Le disque est personnel et parcourt avec douceur, instrumentations brillantes et song writing impeccable, les méandres de relations familiales complexes, et pour cause : la rupture de ses parents après 53 ans de mariage est survenue au milieu de l’écriture de l’album, et mis en branle tout un tas de réflexions sur les hommes de sa famille. La filiation, musicale cette fois, avec Arthur Russell est évidente, ça sent la Californie a plein nez, un genre de soleil sous la brume de questionnements existentiels, comme une méditation fourmillante et dont on voudrait qu’elle ne finisse jamais.

Chris Cohen sortira le 29 mars prochain chez Captured Tracks, en concert le 17 mai au Trabendo.

Agathe R.

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