Kurt Vile est aux oreilles ce que le mac and cheese est au réconfort

Ce titre douteux pour dire que Bottle It In sort aujourd’hui, et qu’on est ravi

Si Kurt Vile écrit des albums depuis 2009, vous l’avez sûrement découvert en saignant comme tout le monde, et à raison, Wakin On A Pretty Daze (2013) qui devait installer le fondateur de The War On Drugs au rang de référence de l’indie-folk-balade-en-voiture-dans-le-désert. Et puis il y a eu cette association parfaite avec son alter ego australien Courtney Barnett sur Lotta Sea Lice, un album écrit à coups d’email transatlantiques, de picking, de paroles léchées et de mélodies aussi douces qu’entêtantes.

Deux ans nous séparent donc du dernier bébé solo B’lieve I’m Goin Down, et Bottle It In, même s’il n’apporte pas tellement plus que ses prédécesseurs donne toujours autant envie de conduire une vieille voiture trop polluante pour la circulation alternée sur les routes trop larges de paysages grandioses. Il y a peut-être quelque chose de plus mélancolique, ou brisé, sur des morceaux comme « Mutinies » ou « Cold Was The Wind ». Là, on est toujours en voiture mais entre chien et loup, dans la ville qui rend parfois si seul.e.

Kurt Vile est guitariste et auteur d’une autre classe. Il n’en finit plus de transformer l’essai et sans jamais devenir sa propre caricature, et ça fait toujours autant de bien : Bottle It In sort aujourd’hui, rien de bien neuf, mais merci la vie.

Photo : pochette de Bottle It In

 

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