SEVDALIZA & Emmanuel Adjei présentent SHAHMARAN

Non Shahmaran n’est pas un chaman, mais une espèce en voie de disparition.

C’est un genre de personnage qui, à lui tout seul, arrive à porter un film. Sans un mot, juste par des gestes et des expressions, il laisse notre imagination divaguer dans différents scénarii franchement loufoques.

Ce film nous plonge dans un espace intemporel, où les codes du passé, du présent et du futur se confondent. La musique et l’image se mélangent, la douceur et la brutalité fusionnent. Voici, en somme, une nouvelle grosse claque visuelle pour le dernier Sevdaliza, (dont on vous parlait déjà ICI )

N’est-ce pas la représentation d’un mirage que nous voyons là ? Un yatch, des hommes enchaînés, une déesse Cléopar-dashian et un flingue cristallin se rencontrent tout au long de ce récit.  Adjei, le réalisateur, décrit lui-même le concept du film comme étant fortement enraciné dans l’oppression historique des Afro-Américains. « Portant le fardeau de leurs ancêtres, la plupart des Afro-Américains sont encore nés dans un environnement qui limite leur liberté. Attirés par le rêve d’avoir du pouvoir et du succès, ils conservent l’image d’une fausse idée d’autonomie et de succès (…) C’est pourtant cette maison de liberté qui a de nouveau asservi ces hommes. Enchaînés à un fantasme souvent de nature matérialiste, ils les maintiennent en vie. Ils sont victimes de leur dépendance au pouvoir et au matérialisme ». 

Sophie est sur Instagram @sophierabreau

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