[POP ART] Bras de fer, chasse à l’aigle et lutte à cheval, bienvenue à Nomadsland

© René Habermacher

Jouer au foot avec un crâne de chèvre, c’est possible

C’est à Cholpon-Ata, à la frontière entre le Kirghizistan et le Kazakhstan que se sont tenus en septembre dernier les troisièmes « World Nomad Games », les jeux olympiques du monde nomade en somme. Si vous n’en soupçonniez certainement pas l’existence (nous non plus), le photographe de mode Suisse René Habermacher, lui, s’est plongé, appareil au poing, dans un événement qui ne rassemble pas moins de 3000 athlètes de 77 pays pour plus de 35 sports. De ce voyage il reviendra avec de quoi construire un livre et une exposition : Nomadsland.

© René Habermacher

Il y raconte les peuples nomades de Mongolie, Chine, Ouzbkistan, Tadjikistan (le tour des pays en -stan, en fait) jusqu’en Georgie, Turquie et Birmanie qui se sédentarisent tous ensemble pour une semaine d’« ethnosports ». Lutte turque ou à la ceinture, course d’endurance ou de sprint à cheval, chasse à l’aigle ou au faucon, tir à l’arc coréen, turc, kirzigh ou hongrois, les disciplines sont nombreuses, et si elles vous semblent un peu folklo, les types qui les disputent ne sont pas venus pour blaguer. Les photos de René Habermacher montrent le sérieux des costumes et des visages polis par le grand air, la joie des victoire et la fierté d’en être.

Si la volonté affichée des organisateurs de ces olympiades, et de l’UNESCO qui les soutient, est de diffuser la culture nomade dans le monde (les jeux sont diffusés à la télé en live et touchent plus de 500 M de personnes), elle est surtout tournée vers la préservation des traditions et d’un héritage culturel vivace.

Nomadsland est à découvrir chez Ofr dès ce soir 29 janvier pour le vernissage et la signature du livre par son auteur.

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