Grandeur et décadence du célèbre cocktail Bloody Mary

Bloody Mary du bistrot de Milwaukee, Sobelman’s Pub and Grill – Source : Onlyinyourstate

Le Bloody Mary pourrait être le cocktail qui va pimenter votre été. Trop longtemps sous-côté, ce cocktail épicé revient à la mode outre-atlantique. Voici 6 raisons de vous faire rougir de plaisir. 

Le Bloody Mary c’est ce célèbre cocktail épicé, mais trop souvent boudé. Petit instant chauvin pour commencer, il se raconte que le cocktail est français. Ce délice sanglant est composé de Vodka, de jus de tomates, de jus de citron, de quelques gouttes de Tabasco. Pour pimenter le tout, on saupoudre d’une pincée de sel et de poivre, d’un zeste de citron et de sauce anglaise aigre-douce Worcestershire. Toujours pas convaincu ? Voici quelques arguments pour le remettre dans votre top cocktail de cet été…

Une histoire mythique

Les histoires et autres croyances qui se racontent au sujet du Bloody Mary sont aussi floues que nos dimanches soirs passés à le siroter. Autrefois associé à une figure féminine sanglante, son nom peut rappeler le surnom de Marie Tudor, ex reine d’Angleterre réputée plutôt féroce. Mais la légende la plus connue du grand public reste celle de notre cher Hernest Hemingway. Il se taraude que l’écrivain venait régulièrement déguster des cocktails à l’hôtel du Ritz parisien, à la grande détresse de sa femme. Un jour, il demande au barman de créer un cocktail qui ne donne pas une haleine éthylée afin de passer incognito. Le nom du cocktail a donc naturellement pris le surnom qu’il donnait à sa femme : « Bloody Mary » (l’agaçante Mary). Pourcentage de fake news ? Un bon 50% !

Le cocktail préféré de Gainsbarre

Vous ne le saviez peut être pas mais le Bloody Mary est le cocktail préféré de notre dandy et figure national, Serge Gainsbourg. Tantôt excessif, tantôt transgressif, Gainsbarre a même crée sa propre recette, à son image. C’est simple, pour concocter son cocktail, il ne faut pas y aller avec le dos de la cuillère. A vos stylos, on vous dévoile les bases de son Bloody Mary. Il vous faut un verre à moitié rempli de vodka, quelques glaçons, du jus de tomate, ajoutez à ça un zeste de citron frais (par snobisme), une cuillère à café de poivre de Cayenne, un peu de sel, un peu de poivre, un peu de Tabasco et trois petites notes de sauce Worcestershire. A ne pas oublier : une branche de céleri pour faire joli (et non une tête de choux, ok facile). Mais attention à ne pas devenir un Bloody Jack après quelques cocktails…

Le meilleur remède anti GDB 

C’est décidé, il est temps de soigner le mal, par le mal. Guérir une gueule de bois en sirotant un cocktail est désormais possible, le Bloody Mary sera votre meilleur remède aux soirées bien arrosées. S’il vous est impossible d’avaler quelque chose, il remplacera vos petit-déj’ et autres brunchs de lendemain de soirée. Il doit ses bienfaits au jus de tomate qui aide à assimiler l’alcool plus rapidement (sic).

L’inventeur du Bloody Mary est parisien

L’histoire la plus plausible et historique concernant sa création nous ramène en France, à Paris dans le Shaker du bartender Pete Petroit, du mythique Harry’s New York Bar (5 rue Daunou, 2e) spécialiste de la mixologie depuis plus de 100 ans.

L’occasion pour nous de vous narrer l’histoire incroyable de ce lieu mythique. Son fondateur, Tod Sloan, gérait un bar sur la 7th avenue qu’il a laissé pour compte pour venir s’installer à Paris sentant la prohibition venir à grands pas. Anciennement surnommé le « New York Bar« , il change de nom en hommage à celui qui excelle derrière le bar, un fameux Harry. Depuis, celui-ci a racheté le bar et continue de faire perdurer la tradition.

Si le Harry’s est aussi reconnu aujourd’hui, c’est grâce à sa clientèle hors-norme. De nombreuses personnalités avaient l’habitude de venir s’accouder à son comptoir à l’image des écrivains Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway, de Gene Kelly, Jacques Prévert ou encore Michèle Morgan.

Alliant à merveille l’ambiance jazz et la déco rétro, cet endroit est idéal si vous avez envie de retracer l’histoire de ce cocktail sanglant.

Un cocktail peu calorique 

En plus de vous soigner la GDB, il très peu calorique (123 calories par cocktail). On dit oui! Pour vous donner un ordre d’idée, le cocktail caliente Sex On the Beach (composé de vodka, de schnapps à la pêche, de jus d’orange et de jus de cranberries) apporte tout de même 185 calories par verre. Pour rester dans le jus des cocktails de l’été, le Tequila Sunrise fait 183 calories par verre, le Piña Colada 174, le Gin Tonic 143, l’incontournable Mojito, 160 et le pritz 120. Vous l’aurez compris, nos cocktails préférés ne sont pas les meilleurs alliés du summer body.

Des variantes… appétissantes (et junk) !

Nos voisins d’outre-atlantique ont même pensé à sa déclinaison junk et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a à boire, et à manger! Si le cocktail a vu le jour en France, mais c’est bel et bien aux Etats-Unis qu’il doit sa renommée mondiale. On connait la décadence de nos amis ricains, ils ont donc tout naturellement décidé de l’upgrader en troquant la branche de céleri réglementaire par des brochettes de tout et de rien, à base de n’importe quoi. Chez le célèbre restaurant de Milwaukee The Original Sobelmans Pub and Grill, vous pouvez tomber sur du poulet, des crevettes, des tapas et même de burger entier ! Suivez le compte instagram @bloodymaryaddict pour plus de recettes décadentes.

 

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Happy 4th from TSR 🇱🇷 Our patio is open! Come in and try one of our many specials this weekend like our Mary’s Dankon Burger. Or bring the party home with our Bloody Mary Kit or Mimosa Kit. Both come with a 750ml bottle of alcohol. Have a great weekend and be safe 🤙🏼

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Greetings from Milwaukee! Took a day trip up to the city with @jonnymagazine to hit up the beautiful art museum and for this… This Bloody Mary is called "The BEAST" sliders, bacon wrapped cheese balls, fried cheese curds, shrimp cocktail, and every garnish imaginable! I think I'll be in a food coma all the way back to Chicago…😍

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Il existe également  la version sucrée pour les plus gourmands. Il vous suffit de chercher #bloodymary sur Insta, le résultat en vaut la chandelle.

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#bloodymary #zingzang #titos #kendellkitchen

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En espérant que le Bloody Mary réussira à vous toucher en plein coeur.

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Margot Brunet-Debaines

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