Avec son humour caustique, l’illustrateur Joan Cornella fait tomber les masques (mais pas le vôtre)

Source : compte instagram de Joan Cornella

Cruels, sanguinaires et délicieusement naïfs, les personnages de Joan Cornellà, reconnaissables entre mille, envahissent la Gallery Art Factory (Paris, 11ème arrondissement). Les dessins de l’artiste barcelonais sont exposés du 1er juillet au 29 août. Voilà 5 bonnes raisons de s’y rendre.

L’artiste passe de la toile à la galerie

C’est sur internet que les dessins de Joan Cornellà sont les plus vus. L’artiste cumule plus de 7 millions d’abonnés sur ses comptes instagram, facebook et twitter. Ironie du sort, l’artiste prend régulièrement les réseaux sociaux pour cibles. Il faut dire que Cornellà n’épargne rien ni personne. Il critique et vous cliquez. 

Si l’Espagnol a envahi les réseaux sociaux, c’est pour la presse que Cornellà fait ses premières planches. Il travaille pour la revue El Jueves, publie ensuite quelques albums : Abulio, Fracasar Mejor puis Mox Nox. Dans ce dernier, le dessinateur cultive son art du décalage. L’artiste poursuit ses planches hautes en couleur en auto-éditant Zonzo et Sot en 2015 et 2016 avec Fail Better Press. En 2019, il publie Everyone Dies Alone, illustrations inédites qui confirment l’efficacité de son humour sans concession.

Crédits Joan Cornellà

Vous l’avez (peut-être) loupé en 2017

Septembre 2017, vous découvrez l’humour noir et les couleurs acidulées de l’artiste. Pas de chance, l’exposition rue de Charonne (Paris, 11ème arrondissement) vient alors de se terminer. Cet été, le bédéiste-illustrateur Joan Cornellà est de retour à Paris (même rue, même galerie) pour un nouveau “solo show” hilarant. Sourires béas, mutilations et couleurs criardes : on ne change pas une équipe qui gagne. Cornellà partage ses nouvelles crises existentielles, nourries par sa popularité. Et cette année, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

Le moyen idéal d’être anti-sociale (entre amis)

Pour cette exposition, Cornellà propose une scénographie spéciale. Après des mois sans musée, voilà une belle occasion de retrouver vos amis. La galerie est ouverte du lundi au samedi de 12h30 à 19h30. Une sortie légère qui se prête autant au fou rire collectif qu’au débat. Tout dépend de l’image (et de vos amis).

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Joan Cornella fait tomber les masques (mais pas le vôtre)

Infanticide, suicide, maladies et mutilations déclinés à la folie : quel que soit le support, le sujet, il garde un œil acerbe. Derrière la blague, la critique n’est jamais très loin. Qu’on ne s’y trompe pas : derrière l’esthétique simpliste du bédéiste se cache de vrais sujets. Peintures, lithographies, sérigraphies, tout est bon pour faire sauter les convenances. Pour ce qui est de votre masque, vous devrez le garder pendant la vite et vous contenter des fameux sourires béas des personnages du dessinateur.

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C’est gratuit

Pas besoin de casser la tirelire pour découvrir le travail de l’illustrateur. On comprend trop bien que le prix du ticket peut parfois limiter la prise de risque. Ici, l’excuse ne tient pas : l’entrée est libre. La jauge est toutefois limitée à 20 personnes en simultané pour les raisons sanitaires que vous connaissez. Rejoignez l’événement pour plus d’informations.

Si vous avez quelques billets en trop, restent les goodies pour briller en société. L’artiste est indépendant et nous savons trop bien ce que le Covid-19 a fait à la culture.

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Mathis Grosos.

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