NAP : Un EP surprise (et gratos) pour AGAR AGAR

Crédit : Zoé Cappagli

Le binôme de musique électro-pop français est de retour avec deux titres produits à distance ! L’occasion pour nous de leur poser quelques questions sur la création artistique en quarantaine.

Formé sur les bancs d’école des Beaux-Arts de Cergy, le duo composé de Clara Cappagli et Armand Bultheel, AGAR AGAR vient de sortir un ep surprise baptisé Nap ce 13 mai, deux ans après la sortie de leur fameux album The Dog and The Future. Les deux titres qui y figurent (Nap et Aaaah) ont été finalisés à distance pendant le confinement. Au programme : Nap est un single « acid trippy » qui va vous faire pousser des ailes quand Aaaah prend plus des airs de « comptine crépusculaire ». En résumé, un titre pour vous mettre la patate de bon matin et un autre pour vous veiller jusqu’au bout de la nuit.

On peut dire que le duo a mis à profit cette période anxiogène pour se remettre au travail, Clara depuis la maison familiale de Biarritz et Armand dans le squat qu’il gère en région parisienne. Et bonne nouvelle, ces deux titres sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site créé par Armand, spécialement pour l’occasion.

Interview : la créativité mise à l’épreuve du confinement

Est-ce que tu as pu créer et composer pendant cette quarantaine? 

Clara Cappagli : J’ai découvert une certaine inspiration à rester à un même endroit un si long moment, ayant l’habitude de beaucoup bouger avec la vie en tournée. Je me suis rendue compte que le statique peut aussi être bénéfique, non seulement pour le mental mais aussi pour la créativité. J’ai beaucoup crée pendant ces deux mois, avec différents mediums, découvert beaucoup. En réalité, je suis un peu triste que cela s’arrête.

Et la distance a aussi été un vecteur de création pour toi ?

J’ai aussi beaucoup échangé artistiquement à distance, que cela soit en peinture ou en musique. J’aime ce rapport, il permet un échange différent, plus poétique, d’une certaine manière.

Est-ce que le confinement c’est finalement pas ce que tout musicien vit quand il compose quotidiennement ?

En fait, oui, plus ou moins puisque je produis chez moi dans le studio de mon père, avec lui. La grande différence se passe dans la tête : il y a le grand flou de la situation et l’angoisse qu’elle peut engendrer.

Quelles sont les sources de « repos » que tu trouves d’habitudes après une journée enfermé dans ton studio, sur lesquelles tu ne pouvais pas t’appuyer en quarantaine ?

Après une très grosse journée de studio j’ai besoin de sociabilité, d’aller voir des amis ou de la famille, parce que j’ai envie de partager la joie que j’éprouve à l’épanouissement que procure le fait de terminer un son et d’en être fière. Du coup à la place là, je me fous au soleil, ou alors je prends une grosse douche froide.

Est ce que tu penses que les œuvres « confinées » vont être bien accueillies par le publique ou qu’il va s’en lasser ?

Je ne sais pas, personnellement je n’ai jamais autant écouté de musique, vu de nouveaux films que ces derniers temps, mais il semblerait que beaucoup de gens n’aillent pas dans ce sens. J’ai peur que notre mini EP passe à la trappe…c’est le grand mystère :)

L’ep NAP (Cracki Records) est disponible sur toutes les plateformes.

Abonnez-vous à notre POP NEWS hebdomadaire ici.

En poursuivant votre navigation, vous autorisez l'utilisation de cookies pour vous permettre une meilleure expérience et réaliser des statistiques de visite. En savoir plus