Journal de bord de la québécoise Marie-Pierre Arthur : « Le soir, la musique, on la partage »

Crédit : Philippe Richelet

Après nous avoir ébloui avec son dernier album DES FEUX POUR VOIR, la songwriteuse d’outre-Atlantique dévoile ici son quotidien en quarantaine et une session acoustique familiale. 

En avril dernier, la songwriteuse canadienne qui roule sa bosse depuis plus de 10 ans déjà, nous revenait avec un quatrième album baptisé Des feux pour voir (Simone Records) : un ouvrage collaboratif né après de longues réflexions (et invitant notamment Louis-Jean Cormier, leader de Karkwa).

Ce disque aussi mélancolique que groovy, marque ainsi un tournant dans sa vie : ce cap de la quarantaine… et nous est offert pendant une toute autre quarantaine ! Marie-Pierre s’y présente sous différentes facettes, et cet album le résume astucieusement bien en 8 morceaux. Tantôt en joie, tantôt émue. Un joli melting pot de saveurs qui colle bien avec notre état émotionnel actuel.

Session maison 

Confinée avec sa petite famille (comme la moitié de la planète) dans son domicile montréalais, Marie-Pierre nous envoie son carnet de bord, mais aussi une session acoustique vidéo du titre EMMENE MOI – extrait de l’album AUX ALENTOURS (2012). On y découvre l’artiste dans sa maisonnée, accompagnée de son compagnon à la guitare et de son fils, réalisant une chorégraphie des épaules savamment travaillée (et un pétillant sourire).

 

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Carnets de bord de la quarantaine

« Quelle affaire… Rester ‘groundé’ quand tout flotte. On dirait que même les meubles sont suspendus dans l’appart, mais moi, je ne dois pas décoller trop longtemps. Y’a mon fils qui est là, qui cherche du solide pour s’agripper. Il ne le sait pas, mais c’est aussi lui qui me tient au sol.

Je poursuis le soleil toute la journée. Le matin, la cuisine est inondée de ses rayons chauds et je reste là jusqu’à ce qu’il parte pour une autre pièce. Après, je bouge aussi. J’enseigne à mon fils tous les matins. J’apprends comment fonctionnent les connexions dans sa tête et j’aime ça.

J’écoute de la musique, j’en joue des fois et je me cache parfois dans mon coin pour être seule. J’essaye de ressembler au silence autour.

Je pense plus que jamais à la Gaspésie, d’où je viens. J’aime Montréal d’amour, mais le confinement me demande d’être forte et de me tenir bien droite. Pour ça, ça prend des racines prises solidement et profondes….Et mes racines ben, elles sont pognées loin d’ici. C’est la première fois en 20 ans que je vois cette partie de moi.

Le soir, la musique, on la partage. On l’écoute en famille ou on la joue ensemble. Comme dans la vidéo que je vous laisse là. Ici, c’est ce qu’on fait. »

Marie-Pierre Arthur

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