Et j’ai crié « Christophe » pour qu’il revienne…

 

Christophe est un artiste qui a toujours su se réinventer à travers les âges. Retour en musique sur sa carrière et ses chansons qu’on continuera à chérir encore longtemps.

Les débuts

Pendant l’été 1965, au même moment où l’on écoute Capri c’est fini d’Hervé Vilard, Christophe lui, sort ce slow nostalgique Aline qui devient un succès mondial. Écrit et composé par Christophe lors d’un déjeuner chez sa grand-mère, cette mystérieuse Aline, est une Polonaise pour qui il a eu un coup de cœur : « Elle s’occupait à l’époque du vestiaire de l’Orphéon Club et la journée elle était assistante dentaire boulevard du Montparnasse… », avait-il confié. Après Aline, c’est au tour des Marionnettes de faire son apparition dans le paysage français.

La métamorphose

L’année 1973 est marquée par sa rencontre avec Jean-Michel Jarre qui donne naissance à son album Les paradis perdus. Étroite collaboration entre les deux artistes : les paroles de Jean-Michel Jarre accompagnent à la perfection l’évolution musicale désirée par Christophe. Les paradis perdus, cette ballade progressive reste dans nos mémoires, à l’instar des grandes groupes d’Outre-manche de rock de l’époque comme le Pink Floyd. Ce changement de direction musicale se remarque également à travers son style vestimentaire, beaucoup plus rock’n’rollLes Mots Bleus sorti en 1975, fait désormais parti des plus grands classiques de la chanson française, et met fin à sa métamorphose.

L’exploration expérimentale

Après Samouraï en 1976 et La Dolce Vita en 1977, Christophe devient : Le Beau Bizarre et s’oriente vers l’exploration expérimentale et musicale grâce aux synthétiseurs. Sorti en 1978, il laisse la plume à Bob Decout pour écrire tous les textes de l’album à l’exception de Il faut Oser le faire où il reste maître des paroles.

1984 : Christophe nous séduit avec Succès fou, évoquant dans cette ballade, son habileté charmeuse auprès des femmes.

Plus de dix années sont passées…

… Lorsque Christophe décide de changer de maison de disque pour rejoindre Epic, filiale de Sony Music. L’album intitulé Bevilacqua, porte son nom de famille, se révèle beaucoup plus personnel, offrant une touche particulière notamment par sa modernité dans l’écriture de ses texte et de ses compositions. Cet album lui permet de réaliser un de ses rêves en enregistrant Rencontre à l’as Vega avec Alan Vega du groupe Suicide. Il souhaite également rendre hommage au constructeur italien Enzo Ferrari avec un hymne de neuf minutes nommé Enzo.

Christophe retrouve ses paradis perdus avec l’album Paradis retrouvé en 2013 dont le premier morceau Silence on meurt est introduit par un dialogue de film de Billy Wilder dans Boulevard du crépuscule, témoignant ainsi de son amour pour le cinéma.

Les bruits de la ville

Dans son treizième album Les vestiges du chaos sorti en 2016, il joue tant avec des bruits de la ville qu’avec des sonorités issues d’instruments divers et d’ordinateurs. Jean-Michel Jarre est de retour avec le titre Les vestiges du chaos ainsi qu’Alan Vega dans Tangerine.

Son ultime album Christophe etc., sorti en 2019, composé uniquement de duos, reprend ses morceaux les plus iconiques, avec de nombreuses collaborations comme Eddy Mitchell, Sébastien Tellier, Raphaël, Juliette Armanet, Jeanne Added et Étienne Daho.

Christophe est désormais parti retrouver ses paradis perdus

Découvrez notre playlist Au revoir Christophe 

Seril Farran

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