Jehnny Beth, invitée du General POP Cast en quarantaine #1

Jehnny Beth en quarantaine, depuis son appartement parisien

Confinement oblige, la songwriteuse Jehnny Beth s’est auto-interviewée depuis son appartement parisien. Elle évoque la genèse de son premier album en solo TO LOVE IS TO LIVE, mais aussi ses occupations en quarantaine : lecture, boxe à domicile… et des envies d’île flottante. Bonne écoute !

Longtemps exilée à Londres, la leadeuse du groupe britannique SAVAGES et moitié du duo John & Jehn, Jehnny Beth a accepté de se prêter au jeu de l’interview à domicile, depuis son appartement parisien du 20e arrondissement qu’elle partage avec le producteur Johnny Hostile, son partenaire depuis 15 ans.

Confinement oblige, l’équipe du General POP Cast – menée d’une main de fer par Vincent Malone, boss du Poste Général et la journaliste Abigail Ainouz – ont en effet décidé de continuer l’aventure du talk-show mais à distance… Chacun chez soi et les moutons seront en bonne santé :)

« La position d’un artiste c’est aussi d’être à l’écart, donc c’est déjà un truc que je fais régulièrement dans ma vie »

Alors que Jehnny Beth s’apprête à sortir son premier album en solo TO LOVE IS TO LIVE (prévu pour mai), la musicienne – qui signait récemment un morceau pour la B.O. de la dernière saison de la fameuse série Peaky Blinders et anime un show sur Arte, se livre à notre micro sur la genèse de ce disque, sa collaboration avec son amie Romy Madley Croft de The XX, mais aussi sur ses lectures, et ses activités de confinée.

Cet isolement occupant, on doit bien l’admettre le sujet principal de notre interview, Jehnny nous a confié à juste titre que cet ermitage est plus ou moins le lot quotidien des artistes et producteurs… 

Ecoutez cet épisode du General POP Cast en quarantaine avec Jehnny Beth sur le site du Poste Général (disponible également sur AcastSpotify et Itunes) :

Les recommandations de lectures et de films

Jehnny Beth nous a proposé quelques séries et films pour s’occuper pendant la quarantaine : Sex Education (disponible sur Netflix) « avec une bande originale signée Ezra Furman », le film 90’s de Jonah Hill « une petite merveille, un petit bijou, un côté teenager et skater à LA » et We need to talk about Kevin avec Tilda Swinton.

Côté lecture, la musicienne nous recommande chaudement Le démon de Hubert Selby : « la descente aux enfers d’un personnage consommé par sa luxure », et nous partage ses bouquins de chevet du moment : des livres de critique du cinéma de Luis Buñuel qu’elle a achetés d’occasion « je le trouve passionnant, surtout la façon dont la sexualité est traitée dans ses films », mais aussi des nouvelles de l’auteur sud-américain Jorge Louis Borges et de Nabokov « je suis complètement fan ».

Sans oublier : une réflexion sur « les limites du féminisme » d’Elisabeth Badinter avec Fausse Route, une autopsie de Jack l’éventreur écrit par Alan Moore et illustré par Eddie Campbell : From Hell,« un gros pavé BD, un chef d’oeuvre absolu », des revues scientifiques sur l’espace « ma grande passion » et un bouquin sur le satanisme (Le livre d’Aman: Aux origines du satanisme) « pas très bien écrit, mais pas idiot ». 

Pour les yeux et les oreilles

Pour ne pas complètement devenir un légume en quarantaine, Beth nous raconte pratiquer le yoga et même la boxe dans son appart parisien.. Et pour ce qui est de muscler nos désirs, elle nous invite à découvrir les dessins et le discours sur l’érotisme d’Apollonia Saintclair.

« Je fais de la boxe chez moi, c’est pas l’idéal, mais c’est bon pour la tête. C’est de la boxe anglaise, je fais du shadow boxing, c’est épuisant ! »

Côté playlist en quarantaine, Jehnny Beth a baptisé ironiquement la sienne If the world would shut up. Vous pourriez y trouver « des trucs bourrins, ça me motive », comme Fugazi, Fountains DC, Queens of the Stone Age, Idles... mais aussi des odyssées plus classiques comme ce bon vieux Brian Eno.

Enfin côté travaux pratiques, Jehnny Beth conclue avec humour notre interview en regrettant ne pas avoir la main verte : « j’ai des plantes qui s’amusent à mourir les unes après les autres, ça me rend triste ». On ne peut décidément pas voir tous les talents !

Ecoutez l’intégralité de ce nouvel épisode du General POP Cast avec Jehnny Beth sur le site du Poste Général (disponible également sur AcastSpotify et Itunes). Bonne écoute à tous !

Aux manettes du générique de l’émission cette semaine, on remercie chaleureusement la créativité d’Abel Cheret.

Abigail Ainouz

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