[POP TALK] Praa a trouvé sa voie

On a discuté pop, Hitchcock et Beatles avec Praa

Pour son second passage aux Trans, Praa, enfant du pays, présente un projet tout en RnB, option soul qui danse. La voix est douce, les mélodies pop, bien senties et entêtantes, Praa se ressemble davantage en solo.
Rencontre avant son concert de vendredi.

C’est la deuxième fois que tu joues aux Trans Musicales [2013 avec The Same Old Band], mais la première en solo. Contente d’être de retour ?
Oui super contente ! J’étais uniquement musicienne dans The Same Old Band, je me souviens avoir vécu les Trans Musicales de 2013 avec une seule hâte: y revenir avec mon projet.

Tu es signée sur le label Elephant & Castle et tu travailles main dans la main avec Timsters, son fondateur, au niveau de tes instrus. Qu’est-ce que cette collaboration t’a apporté ?
Timsters m’a aidé à me trouver. Je faisais de la musique depuis plusieurs années, dans une esthétique et une forme qui ne me convenaient plus. J’avais besoin de pouvoir me libérer, lâcher la guitare qui m’empêchait de m’exprimer pleinement. J’ai toujours voulu faire de la pop mais je ne savais pas comment y arriver. Timsters m’a donné toutes ces clefs, il m’a fait prendre confiance en moi, en mon écriture et en ma voix.

Est-ce que tu retrouves, grâce à la confiance que tu lui accordes, une dynamique similaire à celle que tu avais avec The Same Old Band, ou est-ce que ça te permet une plus grande liberté ?
Ce sont des dynamiques différentes car The Same Old Band n’était pas mon projet personnel. Je n’avais jamais écouté ou joué de musique psyché avant de rentrer dans le groupe. Cependant, en jouant avec TSOB, c’était la première fois que je pouvais autant me libérer sur scène, la musique s’y prêtait plus que mes chansons de l’époque. Je me suis beaucoup lâchée avec eux et c’est certainement à partir de ce moment que j’ai eu envie de faire la même chose mais avec ma musique.

Les trois morceaux que tu as sortis (« Do It All Again », «  Y » et « Modeling Clay ») sont tous chantés en anglais – tu es plus à l’aise qu’en français ou le choix de la langue est surtout lié à tes influences ?
J’ai toujours écouté de la musique anglophone. Je suis fascinée par les Etats-Unis depuis que ma mère m’a collée devant les films d’Hitchcock. Elle m’a appris l’anglais en me traduisant les chansons des Beatles, pendant que mon père me les apprenait à la guitare. Donc c’est très naturel pour moi de chanter en anglais. Je ne me reconnaissais pas dans la musique francophone, donc quand j’ai commencé à écrire mes chansons je ne me suis jamais posée la question de la langue.

Quelle est l’histoire derrière ta signature avec le label Elephant & Castle ? Puisque tu chantes en anglais, pourquoi n’as-tu pas préféré signer avec un label anglophone ?
La rencontre avec Timsters a été déterminante. Je n’avais encore jamais connue d’alchimie musicale si intense. Quand on a commencé à travailler ensemble il montait EAC aux côtés de son manager Clémentin Diard, qui s’est rapidement impliqué dans le projet. Ce sont des personnes incroyables, comme on en rencontre peu. Leur dynamisme, bienveillance et talents à tous les deux m’ont énormément stimulée. L’idée du label c’était de fonder une famille, et c’était ce dont j’avais besoin pour prendre confiance en moi.

Il paraît que tu es en train de bosser sur un album, qui devrait sortir en 2019. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur les raisons derrière cette envie de sortir un album, les éventuelles collaborations que l’on retrouvera dessus … ?
Je vais d’abord sortir un EP au printemps. Je préfère garder des surprises et ne pas en dire trop pour le moment. En tout cas un premier avant-goût sortira début 2019.

 

Retrouvez Praa aux Trans Musicales de Rennes ce Vendredi 7 Décembre, à 15h30 et 20h30.

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