[POP CORN] Hier soir j’ai vu Maniac

Hier soir, j’ai vu… Maniac, de Cary Joji Fukunaga avec Emma Stone et Jonah Hill (qui a perdu beaucoup de poids)

 Hier soir, j’ai vu… une psychothérapie en 10 épisodes. Un essai clinique en 3 pilules et 450 minutes.
J’ai vu un monde de fou, une société névrosée. La nôtre, en un peu plus dingo, un peu plus schizo. J’ai vu des traumas, des petits et des gros. Des blessures du quotidien, des vies accidentées, des troubles émotionnels, et des trucs plus vénères. J’ai vu la folie et la souffrance qui va avec. Celle qu’on subit, celle qu’on cherche. Avec ou sans l’espoir d’une guérison.
J’ai vu les années 90, refaçonnées par l’intelligence artificielle et sursaturées de publicité. Ordinateurs cathodiques, néons Colgate. Lunettes Aviator, Ad Buddy et robots ramasseurs de crotte. J’ai vu une dystopie. Genre très à la mode ces derniers temps, « what if » plutôt pratique pour s’interroger sur notre avenir et les dérives sociétales actuelles sans trop froisser personne. Plutôt efficace parfois (cf. La Servante Ecarlate). Pas ici. Ici on patauge dans la guimauve. Et on s’y enfonce un peu plus à chaque épisode.
J’ai vu des univers parallèles s’ouvrir dans tous les sens, à chaque épisode, au fil du protocole. Voyages dans le subconscient, dans le temps et la pop culture. Episode 4 : Long Island, 1980, coupe mulet ; Episode 7 : Le Seigneur des Anneaux, oreilles en pointes (…). J’ai fini par plus y voir clair du tout et par trouver tout ça creux et barbant. Perdue dans le magma cortical, quelque part entre l’homme et la machine, l’esprit à la dérive faute d’un scenario bien ficelé.
Hier soir, j’ai vu Maniac épisode 9, et à moins de me retrouver coincée sur une chaise en camisole de force, ça m’étonnerait de voir une jour le 10.
Disponible sur Netflix :

Charlotte B.

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