(LA)HORDE a investi la Halle Hébert le temps d’une Nuit Blanche

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(LA)HORDE est un trio formé par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel.

Ils ont présenté leur art à travers une performance en 3 lieux, et 3 actes, lors de la Nuit Blanche.  Le but ? Remettre en question la place des relations entre l’homme et la matière, l’amour et la haine.

En introduction, les spectateurs faisaient face à un film qui laissait deviner les thématiques des salles suivantes, avec Crystel Fournier, la chef opératrice de Céline Sciamma, à la photographie.

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L’acte 1 mettait en scène des émeutiers face à un camion anti-émeute. Pour l’acte 2, une salle immense accueillait un ballet de Fenwicks accompagnés d’un troupe de danseurs et de performeurs. Une course-poursuite au ralenti contre la performeuse.

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Dernier acte : une limousine gît au milieu de la halle. Elle est vandalisée, cassée, de la fumée sortant de sa carcasse, et un groupe de personnes l’embrasse, inlassablement. Un “kissing contest” qui n’est pas sans rappeler les “touching contests”, populaires aux Etats-Unis.

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De l’autre côté de la limousine étaient sobrement tagués les mots “We the People”, rappelant les premiers mots du préambule de la Constitution Américaine. Un questionnement à peine déguisé de la société Américaine, même s’il laisse libre court à l’interprétation du spectateur.

Le grand final reposait sur une manifestation grandeur nature face à un camion anti-émeute. Face à un jet d’eau, les manifestants s’engageaient dans une chorégraphie de résistance groupée. Une œuvre magnifique, qui témoigne du grand talent de ce collectif montant. A suivre absolument.

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