[POP SHOOT] Dans la famille Subutex, on demande Adèle Wismes

« J’aime les rôles qui ont une véritable histoire à raconter. Des rôles de guerrières, de sauvages aussi ! »

Si vous aviez échappé à la trilogie de Virginie Despentes, il se peut que le premier tome vous rattrape dès le 8 avril. Diffusée sur Canal +, Vernon Subutex, réalisée par Cathy Verney, et qui compte notamment Romain Duris dans le rôle titre ou Céline Salette dans celui de La Hyène, a déjà été sélectionnée pour Canneséries et sera présenté aujourd’hui, pour l’ouverture. Le casting fait aussi la part belle à Adèle Wismes, donc, découverte à Cannes l’année dernière pour le Christophe Honoré (Plaire, Aimer et Courir Vite). Elle interprète ici le rôle de Céleste, tatoueuse vengeresse et déterminée. Cette parisienne originaire de La Baule promet.
Qui de mieux que sa toute aussi talentueuse soeur Eléonore Wismes pour la photographier ? Entretien et images d’une actrice en forme de meilleur espoir.

Tu connaissais Vernon Subutex et l’oeuvre de Despentes avant d’être castée pour la série ?
J’en entendais beaucoup parler autour de moi, en bien. Ca me donnait vachement envie de lire les livres, puis la série a fait que je m’y suis mise.

En tant que femme, ça fait quoi de participer à un projet basé sur du Despentes ?
Virginie Despentes est une femme qui a vécu tellement de choses dures… Elle a beaucoup à dire sur la violence, le sexe, la prostitution etc. Ce sont forcément des sujets qui me touchent, et qui sont heureusement mis de plus en plus en valeur aujourd’hui. Les femmes essaient de reprendre une place « normale », une prise de parole dans la société, et il faut que ça continue.

Qu’est-ce qui t’a le plus plu/parlé dans Vernon Subutex ?
Ce qui est ressorti pour moi, en lisant Vernon Subutex, c’est la liberté qu’on avait de vivre sa vie dans les années 80, et qui est moindre aujourd’hui. Les marginaux qui ne voulaient pas se fabriquer une petite vie imposée par la société, avaient plus de liberté de le faire à l’époque. Et bien évidemment l’univers du rock, qui est très présent.

Ca a été quoi le moment le plus fort de ce tournage pour toi ?
Ma première scène, aux Buttes Chaumont. Une très bonne ambiance, direct, dans l’équipe, et une jolie scène entre Vernon et Céleste.

 Vers quel genre de rôle aimerais-tu aller ?
J’aime les rôles qui ont une véritable histoire à raconter. Des rôles de guerrières, de sauvages aussi !

L’année dernière à Cannes 82 femmes ont monté les marches avec le collectif 50/50 pour 2020, en tant que jeune actrice, ça te semble important de s’engager tôt pour la parité et l’égalité ?
Ça me semble important de s’engager, tout court, dans la parité et l’égalité. Le plus tôt est le mieux évidemment. Plus on est de fous… C’est un tel mouvement… Il ne faut pas passer à côté, et continuer à faire avancer les choses.

Avec qui rêverais-tu de travailler, acteurs, actrices et réals confondus ?
J’adore la sensibilité de Jacques Audiard, la passion de Pedro Almodóvar et la folie de Jean-Pierre Jeunet. Mais il y a tellement de metteurs en scène avec qui j’aimerais travailler !

Qu’est-ce qui arrive pour toi dans les prochains mois ?
J’ai tourné le film d’ Yvan Attal cet hiver et le film sortira en octobre 2019. C’est une adaptation du livre de John Fante Mon Chien Stupide. On a tourné la 3ème et dernière saison des Grands qui sortira sur OCS en septembre 2019. Et dernièrement j’ai joué dans un court métrage maléfique réalisé par Edouard Carretié : Anna Vernor II.

Photo – Eléonore Wismes
Talk – Agathe Rousselle
MUA – Julia Floch Carbonel
Stylisme – Julie Cristobal
Tous les looks – Dior

Assistant lumière – George Dragan

Merci au WHARF Studio et à Dior

 

 

 

 

 

 

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