[POP TALK] Malik Djoudi, l’homme qui parle avec son coeur

On a parlé Viêt-nam, Etienne Daho et rêve d’enfance avec Malik Djoudi 

1er album, 1er Rock-En-Seine, comment ça se passe à Saint-Cloud pour toi Malik ?
Être ici aujourd’hui, c’est assez fou ! Jouer à Rock-En-Seine, c’est vraiment un rêve de gamin.
L’album est arrivé après un long voyage vers des terres natales que sont le Viêt-nam, où je me suis retrouvé moi-même. J’avais envie de raconter ce que j’avais dans le cœur, de tout changer, chanter seul et en français.

Après plusieurs projets de groupe, comment s’est faite cette transition ?
J’ai toujours travaillé en groupe : spectacles de danse, tournées… Mais le groupe c’est toujours des concessions à faire. Après ce voyage au Viêt-nam j’ai eu envie de travailler seul, de devenir plus sincère avec ce que je faisais. C’est pourquoi j’ai arrêté de chanter en anglais.  Je voulais parler avec mes propres mots, des mots simples pour raconter ce que j’avais dans le cœur et dire ce que je pense vraiment.

Et chanter en français ? On parle souvent de Daho quand on te présente…
J’arrive à avoir plus de fond en français parce que c’est ma langue mais l’anglais est plus musical. C’est plus difficile de bien faire sonner les mots en français qu’en anglais. Tu peux mettre deux mois à trouver le bon mot, c’est un peu comme un jeu, j’aime bien ça.
Qu’on me compare à Daho, Christophe ou Sébastien Tellier, je trouve ça complètement fou, ce sont de vrais piliers pour moi. Avoir la chance de connaître Etienne Daho et qu’il parle parfois de moi, c’est un très beau cadeau.

Ta voix androgyne, c’est souhaité, la confusion ?
Non, c’est ma voix tout simplement. J’ai la chance que les mélodies arrivent comme ça, en une tonalité, à cet octave-là naturellement, je n’essaie jamais de faire d’effets vocaux. Je peux même te donner un scoop : je ne m’échauffe jamais avant de monter sur scène. En vieillissant, ça va peut-être m’apporter des surprises…

Ce premier album est aussi une transition vers des sons plus électro…
Le passage vers l’électro s’est fait naturellement, du fait que je ne joue pas de batterie. Je joue avec des instruments que j’ai sous la main, à savoir mon ordi, ma guitare, mon synthé, et des boites à rythmes. Si j’y réfléchis un peu plus, je crois que j’aime aussi beaucoup la musique électronique car elle permet de s’exprimer plus facilement. Pour moi en tout cas. Pour poser ma voix, c’est plus facile cela permets de ne pas chanter plus fort pour aller sur la batterie.

Tu produis vraiment tout, tout seul ?
Oui, pour le premier album, j’ai tout fait de A à Z. Pour le deuxième aussi. Sauf quand je fais appel à d’autres instruments, comme les cuivres, pour avoir des sonorités différentes.

On peut en savoir plus sur ce nouvel album ?
Je viens de le finir, il va sortir début 2019. C’est un album qui est complètement dans la continuité du premier, avec les mêmes instruments, les mêmes outils, la même façon de travailler. J’ai eu la chance de collaborer avec Ash Workman, l’ingénieur son de Metronomy, et avec Amaury Ranger de François & The Atlas Mountain en tant que conseiller artistique, une belle aventure.

Tu as aussi collaboré avec nos amis de KCPK…
Oui, c’est un chouette projet. A l’époque, j’avais déjà un projet en solo. J’aimais beaucoup le travail de Yuksek et j’ai trouvé le nom de son manager, Christophe Caurret. C’est lui qui m’a proposé de chanter sur KCPK, j’ai tout de suite accepté et la relation s’est prolongée. J’espère que j’aurais l’occasion de retravailler avec lui, Fabrice et Alex Brovelli.

Avant de partir, un conseil sur les concerts de cette édition ?
J’aurais aimé voir PNL. Je ne les écoute pas tous les jours mais j’aurais aimé les voir sur scène. Le mélange très aérien, la façon dont ils posent leurs mots, ce côté chanté, je suis assez curieux et j’écoute beaucoup de hip-hop. Et Justice que je n’ai jamais vu.

Ah et allez voir Halo Maud !

Photos : © Ph. Lebruman

Charlotte Bals est sur Instagram @charlottebals 

 

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