Vincent et Moi pour en finir avec le tabou de la trisomie 21

Il y a des films comme ça qui vous touchent et qui changent votre regard pour toujours.

L’un d’entre eux s’appelle Vincent et Moi, le documentaire de Gaël Breton et d’un père, Edouard Cuel, sur et pour son fils, Vincent, trisomique et plein d’espoir. Vincent voudrait travailler, et faire sa vie comme les autres, tandis qu’ Edouard fait de chaque jour, chaque geste du quotidien, chaque moment de vie, une occasion d’apprendre à son fils : des trucs tout bêtes comme faire sa lessive, et des trucs bien compliqués comme  « Pourquoi il faut voter ?».
Parce que la trisomie c’est comme tout : si la personne handicapée est stimulée et aimée très fort, les progrès et la compréhension mutuelle ne font que croître.

C’est l’occasion de parler de ce handicap, l’ anomalie chromosomique la plus fréquente au monde (65000 cas en France) et qui demeure pourtant tabou. Difficile d’en parler, encore plus d’y être confronté, comme pour toutes ces choses dont on ne sait quasiment rien. Le documentaire montre les difficultés rencontrées au niveau de l’Education Nationale, qui, si elle ne comptait pas dans ses rangs des personnes passionnées et dévouées, ne saurait pas bien quoi faire de ces élèves un peu différents. Vincent et Moi fait cependant la part belle aux entreprises qui font preuve d’ouverture et ne se limitent pas à la méfiance a priori, ACCOR et l’hôtel Ibis de la Place de Clichy en l’occurrence.

Très peu de salles ont fait le pari de diffuser ce beau film. Il le sera au moins jusqu’à dimanche prochain au cinéma Saint André des Arts dans le 6ème et à Courbevoie. On vous le recommande chaudement, tant la force de Vincent est communicative et sincère.

Agathe est sur Instagram @ag_rou

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