Racket, le contre-courant des contre-cultures.

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En direct de la PFW: le show Racket prend tes yeux et donne des ailes.

Racket ne suit personne. Littéralement « 0 following ». Et dans la vie c’est pareil, il se définit comme « un collectif hétéroclite » ou « laboratoire créatif ». Parmi ces membres, on compte le photographe Léon Prost, le réal Salim Boujtita, le vidéaste Virgile Castro , Iman Delimi à la prod et un créateur génialo-fou Thomas. La moyenne d’âge de ces petits génies est de 25 ans. Feel old yet?

La sincérité avec laquelle cette jeune et joyeuse compagnie travaille est presque émouvante. Ainsi le carton d’invitation du show Racket montre une photo de Thomas et le message supplie les destinataires de venir -ce qui est finalement derrière toute invitation, mais jamais énoncé si clairement. L’an passé, ils n’avaient tout simplement invité personne.

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La mode Racket ce sont « des lignes prêt-à-porter et couture qui se positionnent à l’encontre des tendances » raconte le collectif. Au moins, c’est clair. Le chapelier, fou lui aussi, et diplômé de la Cambre Pierre Graizon a conçu 3 pièces pour le show. Cette saison, Racket parle de voyeurisme. Un petit ticket indiquant l’heure à laquelle on entrerait dans le lieu (rue Saulnier dans le 9e) nous a été remis dans la file d’attente. On a ensuite été invité à entrer par salves de 7 à 10 personnes et à assister à une séquence de quelques minutes du show à travers deux petits trous (chacun ses petits trous, numérotés) pour les yeux et ce pour une performance d’une durée totale de 2h.

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À travers ces petits trous, pas de défilé ni de types plantés sur des podiums mais l’équipe de Racket et les amis, des gens qu’on a déjà vu dans les photos du collectif. Ils évoluent, interagissent, discutent, déambulent, jouent un peu de piano, de l’harmonica, le tout dans un joyeux bordel de part et d’autre du mur qui nous sépare d’eux. Les spectateurs sont pris d’excitation et piqués de curiosité, échangent leurs places pour voir mieux et rient beaucoup, à l’image de ce qu’il se passe en chacun lorsque notre petit (ou plus grand) côté voyeur est sollicité.

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On a ensuite été dirigé vers une petite cour dans laquelle nous ont été servies… des huîtres, et les bières de circonstances, bien sûr.

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Racket c’est ça, être là où on ne l’attend pas. Photographier des vieux en hoodie et casquette Racket, commercialiser une veste de chantier fluo (ultra utile en vélo), filmer un match de foot impliquant principalement des moutons, traîner sur l’autoroute, faire un show où on ne voit pas vraiment bien les fringues… Racket raconte une intime connexion avec les différentes sous-cultures qui forment la face cachée de notre société et le tout est toujours parfaitement exécuté, brut (film argentique développé manuellement), épuré, sensible quelques fois, toujours dans la partie la plus créative de la marge.

Agathe est sur Instagram @ag_rou

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